15 jeux avec les mots pour se divertir

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Pour se divertir ou animer une communauté littéraire sur les réseaux sociaux, concevoir des jeux avec les mots, est une détente ludique et créative. De plus, cela muscle le cerveau et entretien les relations, c’est tout bénéfice. Des concepts, il en existe des tonnes. En voici un florilège.

 

MUSCLER SON CERVEAU EST BON POUR LA CRÉATIVITÉ !

 

1 – L’ABÉCÉDAIRE ROMANCÉ

Il pourrait s’apparenter avec l’acrostiche, mais il n’en est pas un. Son principe consiste à rédiger une petite histoire en faisant commencer chaque mot qui la compose par une lettre différente, en suivant l’ordre de l’alphabet. On commence donc par A, B… jusqu’à Z. Les quatre dernières lettres corsent le tout, ainsi que de parvenir à produire un texte à peu prés cohérent.

Exemple : « Ah ! Barthez, Coupet ! Deux « Ennamis », Fabuleux Gardiens, Habilement Impassible. Je Kiffe Leur Maestria. N’Oublions Pas Que Raymond Se Triturera. Un Voeu : Waouh ! Xérès ! Youpi ! Zouker ! »

Au niveau littéraire, il y a matière à rédiger des abécédaires romancés de premier plan. À votre imagination de jouer.

2 – LA COMPOSITION CIRCONFLEXE

À la manière de Philippe Sollers dans « Je suis orthographe », où il soulignait l’importance de l’accent circonflexe à ceux qui voulaient le supprimer. Il argumentait ainsi : « Vous voulez supprimer l’accent circonflexe ? Son luxe vous gêne ? Vous souhaitez écrire TÂCHE et TACHE de la même façon ? Le contexte décidera du sens ? Mais vous ne voyez pas que vous effacez du coup mille jeux possibles ?

Voici un jeu qui réunit une liste de couples à un accent circonflexe près. Amusez-vous à créer de petites phrases avec ces mots différents.

Exemple : acre, âcre – boite, boîte – colon, côlon – cote, côte – du, dû – mater, mâter – roder, rôder, sur, sûr.

3 – ACRONYMES ET SIGLES

Le sigle est un groupe de lettres servant à abréger plusieurs mots en ne conservant que leurs initiales : PMU (Pari Mutuel Urbain), RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens)… L’acronyme est constitué du début de plusieurs termes et lisible comme un mot à part entière : ORSEC (ORganisation des SECours), SIDA (Syndrome ImmunoDéficitaire Acquis)…

Il existe aussi des mots courants (noms propres ou communs) que l’on retrouve, avec un sens différent, utilisés en tant que sigles ou acronymes : RAVEL (Recensement Automatique des Vœux des ÉLèves), GAMIN (Gestion Automatisée de la Médecine INfantile)…

Un bel exercice de créativité à utiliser des sigles ou acronymes pour jouer avec la littérature. À vous d’inventer avec votre communauté, une interprétation des sigles et acronymes pour parler de littérature, d’écriture, de lecture…

4 – L’ALEXANDRIN LITTÉRAIRE

Oui, l’alexandrin est un vers de douze syllabes, jusqu’à là, pas de soucis. Ici, je ne vous propose pas de versifier, mais de définir en alexandrin une thématique et cela en respectant les règles : le « e muet » ne se prononce ni devant une voyelle ou un ‘h » non aspiré, ni en fin de vers. On le compte en revanche devant une consonne ou un « h » aspiré. Pour en savoir plus. Dans la structure de l’alexandrin, vous pouvez varier la métrique : alexandrin classique = coupure à l’hémistiche (6 / 6) ou alexandrin romantique = rythme ternaire (4 / 4 / 4).

Exemple : « J’ai disloqué // ce grand niais // d’alexandrin »

                          4                       4                       4

 » Puisque j’ai dans tes mains // posé mon front pâli »

                         6                                    6

Partie technique enregistrée, vous pouvez l’articuler à votre guise pour imaginer une règle que vous proposerez à votre communauté. Exemple : décrivez-moi en alexandrin au rythme ternaire, votre vision ou un sentiment sur l’autoédition – décrivez en alexandrin classique, votre ouvrage ou un ami auteur…

5 – LA BOULE DE NEIGE

Cette contrainte d’écriture est l’oeuvre de l’OULIPO (OUvroir de LIttérature POtentielle). Elle consiste à rédiger mathématiquement un poème dont chaque vers augmente d’une lettre par rapport au précédent. Cette succession de vers faits d’un mot d’une lettre, puis d’un mot de deux lettres, et ainsi de suite, comme cet exemple tiré de l’ouvrage précité, induit toujours des constructions pyramidales :

 

Ce jeu peut-être très original dans le domaine littéraire. Pourquoi pas l’imaginer collaboratif ? Participatif ? Vous pouvez aussi prévoir la variante qui consiste en commençant par le mot avec le plus de lettres et descendre, jusqu’à atteindre la dernière lettre seule.

6 – LA CARTE POSTALE

Vous envoyez une carte postale à une connaissance littéraire côtoyée sur les réseaux. Oubliez la banalité « Bons souvenirs de Barcelone ». Que lui diriez-vous ?

La carte postale est le parent pauvre de la correspondance épistolaire. Mettez en éveil tous vos sens, prenez votre plus belle plume et rédigez en format carte postale, un écrit merveilleux, bienveillant, élogieux sur un de vos confrères auteurs (F/H). Vous pouvez intituler le jeu : « Ma carte postale à… ». La variante consiste à concevoir un visuel façon carte postale et écrire son message à l’intérieur. Sur Twitter ou Instagram par exemple, ce concept aurait bonne presse et il permet de créer des liens encore plus forts.

7 – LE CAVIARDAGE

Le terme se rapporte à la censure russe : sous Nicolas 1er, en effet, on « passait au caviar » les pages indésirables des publications étrangères lors de leur entrée dans l’empire.

Ici, dans ce concept, vous n’êtes pas invités à censurer un texte, mais plutôt à l’alléger de certains mots ou caractères pour le plaisir ! Une façon méthodique d’effectuer ces suppressions consiste à s’en prendre systématiquement aux adverbes, ou aux adjectifs et participes passés employés comme tels. Que donne une strophe du poème « Les mains de Jeanne-Marie », de Rimbaud, caviardée de la sorte ?

 

On peut caviarder librement, au gré de sa fantaisie et en fonction de ses propres désirs de lecture. Vous pouvez donc prendre n’importe quel passage de livre et barrer ce qui vous chante (une phrase complète, un groupe de mots…), du moment que les mots restants forment un texte cohérent. Jeu extrêmement ludique, où l’imagination n’a point de limite. On peut axer le concept sur l’humour, l’émotion, l’érotisme…

8 – LE JEU DES COMBLES

Très à la mode à la fin du XIXe siècle. Archiconnu, le procédé est très simple : « Quel est le comble de… ? ». Il est approprié de répondre de façon cocasse, en employant divers jeux de mots…

Exemples :

  • Quel est le comble du jardinier ? : Se mettre tout nu devant ses tomates pour les faire rougir.
  • Quel est le comble de la distraction ? : Avoir perdu ses lunettes et les mettre pour les chercher.
  • Le comble de la politesse ? : S’asseoir sur son derrière et lui demander pardon.
  • etc

Une fois de plus, l’imagination n’a pas de limite. Côté littérature, autoédition, il y a matière à s’amuser :

  • Quel est le comble pour un écrivain ?
  • Quel est le comble pour un graphiste ?
  • Le comble pour un correcteur ?

9 – LE DICO-DÉFINITIONS

Les dictionnaires ne sont pas seulement des instruments du savoir, ils peuvent aussi être des prétextes à la rêverie, au voyage, au jeu. Dans ce concept, réinventer les définitions du dictionnaire, définissez vos collègues, cela peut être de la périphrase aussi. Aucune limite pour adopter ce concept sous l’angle souhaité.

Travail ► oisiveté contrôlée ;

Vie ► Compagnie d’assurances dont nous sommes les représentants ;

Lecteur ► J’éprouve du plaisir à vous lire sans vous connaître.

etc, etc

10 – L’EXPANSION

Le jeu consiste à ajouter, progressivement, divers éléments à un texte de base jusqu’à former une construction complexe. Concept intéressant pour travailler une histoire à plusieurs. La diversité se créée, les effets rythmiques… Encore une fois, l’imagination est sans limite. Reste à garder de la cohérence.

Exemple :

 

11 – LE PANGRAMME

Ce jeu consiste à glisser dans une phrase toutes les lettres de l’alphabet. Simple d’apparence non ? Une fois de plus, notre cerveau créatif adore ce genre de concept et en viendra à bout sur toutes les thématiques. Un exemple que les dactylos d’antan, connaissent par cœur :

« Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. »

Vous n’aurez pas trop de peine, à trouver une thématique connexe à l’autoédition pour satisfaire votre communauté, dans cet exercice distrayant.

12 – LE MONOSYLLABE

Mot composé d’une syllabe unique. Il n’est pas rare dans la langue française. Aussi, il est un exercice sympa à réaliser sur une thématique donnée. Plus utilisé en poésie, un des vers monosyllabiques les plus connus est celui de Jean Racine : « Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur« .

Vous pouvez adapter le concept, en demandant à votre communauté, de réaliser par exemple un quatrain en vers monosyllabique sur une thématique donnée. Les littéraires n’ont pas de limite.

Marc Papillon de Lasphrise avait réalisé tout un sonnet en se soumettant à cette contrainte. Voici le premier quatrain :

« Si je n’y suis, lors mon tout est un rien,

Mon œil plein d’eau, de maux me fond en pleur ;

Et si c’est là le beau but de mon heur,

Que je tiens cher : car c’est mon plus grand bien. » 

13 – LA PÉRIPHRASE

Consiste à remplacer un seul mot par un groupe de termes de même sens, tout en attirant l’attention sur une caractéristique, une qualité, de la chose ou de l’être décrits. C’est un procédé utilisé couramment. « le billet vert » pour le dollar, le « roi des animaux » pour le lion… Les définitions des dictionnaires constituent également, dans leur développement explicatif, des périphrases.

Et vous, comment définiriez-vous vos collègues auteur(e)s ?

Un procédé déjà testé certainement, mais je ne le vois pas trop actuellement, alors amusez-vous à nouveau.

14 – LA PROSOPOPÉE

Quand la parole est donnée aux choses, aux morts ou aux animaux, la personnification prend le nom de prosopopée.

Et si vous faisiez parler vos ouvrages pour qu’ils se promeuvent eux-mêmes ? ^^ Donner la parole à d’autres, plutôt qu’à un être humain vivant, c’est aussi se différencier, se démarquer si bien structuré. Ce concept peut aussi s’appliquer dans le cadre d’un jeu ludique avec votre communauté. À vous de définir les règles…

15 – LA PETITE ANNONCE

Un jeu intéressant à développer auprès de votre communauté littéraire. Promouvoir son livre, façon petite annonce, rendre le texte de l’annonce intéressant et brillant, voilà un exercice de style impactant. Souvent, sur Twitter en particulier, des autoédité(e)s proposent à d’autres auteur(e)s de parler de leur ouvrage. Profitons-en pour pondre un texte, style petite annonce accompagné d’un visuel. Peut se concevoir façon prosopopée par exemple.

Il est évident qu’ici, je n’ai rien inventé. Tous ces « jeux avec les mots » sont issus d’un livre que je possède depuis des années : « 500 jeux avec les mots » de Laurent Raval et Thierry Leguay pour Larousse, aux éditions… ^^.

Sur Twitter notamment, bon nombre de twittos s’adonnent régulièrement à concevoir leur propre concept. Je pense en premier lieu à @keoTauteur pour ses micro-nouvelles imagées et à @Caalfein et ses défis littéraires.

Prenez soin de vous en ces temps fortement perturbés.

 

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Larry

Larry

Issu de la vente et du management, j'ai bifurqué à 180° pour m'installer définitivement dans l'écriture. Je suis un apprenant et mon terrain de développement, c'est la nouvelle et autres récits courts. Je suis un inconditionnel défenseur de l'autoédition. Ma mission est très simple : apporter les solutions aux problématiques des différents maillons de la chaîne de l'Autoédition et de la promotion littéraire.

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