Autoédition : vivre de son écriture !

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Un rêve de beignets, est un rêve, pas des beignets !…

 

Vivre de son écriture en autoédition, beaucoup le souhaitent, une poignée franchissent le pas. Un contexte familial structuré peut aider, mais plus qu’un appui issu du foyer ou qu’une aide salvatrice d’un organisme d’état, la rage talentueuse est obligatoire !

 

Sondage : passion, rêve ou réalité ?

Près de trois cents personnes du Twitter Littéraire, ont répondu à travers un sondage à l’interrogation suivante :  « Vivre QUE de son écriture, c’est pour vous… ». Le résultat est sans équivoque…

Près de 64 % des réponses tendent vers le souhait, le rêve ! Qu’est-ce qui empêche nos 64 % d’agir ? LA PEUR. Ne nous voilons pas la face : la peur de sortir de sa zone de confort ; la peur de mettre en danger son équilibre familial ; la peur de manquer de budget ; la peur de ne pas maîtriser tous les connexes à l’écriture…

Être conscient de son talent d’écriture (ou la croyance ^^) est une chose, le monétiser pour en vivre en est une autre. On retrouve ici le côté cartésien français, merci Descartes !

Ce qui est intéressant également, c’est le cumul de ceux qui ont OSÉS ! 15,7 % de l’échantillon soit 46 personnes sur les 294 qui ont répondu, ont tout lâché ou en vivent déjà, c’est encourageant. Combien des 46 personnes n’ont réellement aucune aide familiale (structure familiale propice à…) ou d’organisme ? Là, c’est une autre question. Quoiqu’il en soit, cela force le respect.

Je me classe dans ceux qui ont tout lâché pour en vivre (en plus du blogging). Je n’ai sorti à ce jour aucun écrit, (sauf un ebook de niche en 2017), mais je me donne les moyens de tout orchestrer, tout en mettant en avant les auteur(e)s autoédité(e)s. Chose peu banale quand même. Les journées n’ont que 24 h…

(Un article traitant du choix de la structure juridique et fiscale la plus appropriée par rapport à votre projet est en cours de rédaction.) 

Il m’a paru important de donner la parole à celles et ceux qui ont osés.

 

6 témoignages : ils vivent de leurs écrits

 

Jupiter Phaeton – Écrivaine indépendante – 30 ans

J’ai su que je voulais écrire quand je me suis posé la question de ce qui me rendait heureuse et m’épanouissait. L’écriture est le premier mot qui est apparu dans mon crâne. J’écrivais déjà, depuis mes onze ans, mais j’avais écouté tout ce qu’on m’avait dit sur le métier d’écrivain et je n’avais jamais tenté ma chance.

Alors j’ai tout quitté : adieu le CDI, adieu le poste sécurisé de chef de projet. J’ai vendu ma voiture, mes livres, j’ai réduit mon train de vie avec une seule idée en tête : écrire, gagner de quoi vivre et continuer comme ça aussi longtemps que ça me plairait. Je suis devenue écrivain indépendant, j’ai publié mes écrits sur Amazon en août 2018 pour la première fois et dès le premier mois, j’ai eu la chance de gagner 2000 euros. J’ai ouvert ma micro-entreprise pour accueillir mes revenus. Seulement deux personnes dans mon entourage croyaient en moi, je n’avais pas besoin de plus. Ma famille ne comprenait pas, car écrivain n’est pas un métier à leurs yeux. Peu importe, j’avais la certitude au fond de moi que c’était ce que je voulais faire.

Depuis, je suis passée d’une micro-entreprise à une SASU pour pouvoir ouvrir une maison d’édition car j’ai dépassé les plafonds de revenus autorisés des micro-entrepreneurs. Je me rémunère maintenant à travers un contrat d’auteur (plus avantageux fiscalement) et à chaque jour qui passe, je vis mon rêve. Je me suis lancée parce que j’en avais marre d’écrire en dilettante et de ne pas donner une vraie chance à mon rêve. Je ne regrette pas une seule seconde.

Jupiter PHAETON

Le blogJupiter Phaeton

Bibliographie Page auteure Amazon

Instragram Jupiter Phaeton          FacebookJupiter Phaeton

 

Alfred BAUDRY – Écrivain indépendant – 52 ans

Écrivain est un métier (contrairement à politicien, qui est une charge), une occupation permanente aux progrès lents. L’exercer correctement prend du temps ; préparation, recherches, réflexion, relectures, partages avec des pairs ; il est aussi nécessaire de laisser reposer un texte avant de le réécrire, pour mieux voir ses défauts. Si certaines personnes écrivent en parallèle avec un métier à temps plein, tant mieux ; j’en suis incapable. De plus, j’ai trop d’idées en tête pour leur consacrer dix ans à chacune.

Être traducteur littéraire m’intéressait mais me prenait trop de temps et d’énergie, ne laissant rien pour mes créations (ajoutons que les éditeurs de traductions se croient souvent autorisés à jouer les patrons du traducteur, alors qu’ils n’en ont pas le droit ; en France, le traducteur est l’auteur de sa traduction, tout comme l’écrivain est l’auteur de son texte). Le fait que traducteur paie bien mieux qu’écrivain était un inconvénient majeur mais j’ai sauté le pas. Soyons francs : je ne « vis pas de ma plume » ; j’en survis à peine.

Je suis artiste-auteur, un statut en cours de destruction par les instances politiques actuelles. Le transfert de la gestion des artistes-auteurs de l’Agessa à l’URSSAF-Limousin le 1er janvier 2020 a été, comme je l’avais prévu, une catastrophe programmée ; elle aboutira tôt ou tard à l’éradication du statut d’artiste-auteur. Il ne restera que celui d’entrepreneur indépendant, lequel conduit forcément à l’auto-édition. Tout cela aura pour conséquence de créer deux classes d’écrivains : l’élite (sous contrat avec des éditeurs conventionnels – donc, conformistes) et la populace (libre et foisonnante mais sans appuis professionnels).

Pour toutes ces raisons, je suis en train de créer une structure d’édition indépendante (Adynata) qui aura pour objectif d’aider les auteurs auto-édités à atteindre le niveau de qualités que les éditeurs conventionnels prétendent offrir.

Alfred BOUDRY

Le blog d’AlfredLe bazar impertinent

Les ouvrages d’Alfred Publications disponibles d’Alfred Boudry

Twitter ► @AlfredBoudry

 

Erika BOYER – Auteure indépendante – 29 ans

Quand j’ai publié mon premier roman, je l’ai fait pour avoir une preuve physique de ce que j’avais accompli : écrire un livre, aller au bout de mon projet. Je ne pensais pas devenir auteur professionnel, je n’avais pas assez confiance en moi et j’étais persuadée que c’était un rêve impossible, pas « un vrai métier ». C’est suite aux nombreux retours positifs sur ce livre et à ce que mon histoire a réussi à transmettre aux lecteurs que j’ai pris confiance en moi et que j’ai décidé de tenter l’aventure. J’ai réalisé qu’avec ma plume, je pouvais changer quelque chose chez certaines personnes et cela a suffi à me convaincre. C’était ce à quoi j’aspirais depuis toujours, pouvoir toucher les gens et leur apporter quelque chose comme d’autres artistes l’ont fait avec moi. 

Quand je me suis lancée, j’étais sans emploi, j’avais fermé ma micro-entreprise un an plus tôt et comme je connaissais bien ce statut, je suis redevenue auto-entrepreneur afin de n’engager aucun frais. Mon mari ayant un salaire fixe, j’ai pu me lancer sans gros risque si ce n’est celui de continuer à se serrer la ceinture comme nous le faisions déjà… La seule condition était de ne pas perdre d’argent, nous ne pouvions pas nous le permettre, j’ai donc choisi l’impression à la demande plutôt que l’impression en grande quantité chez un imprimeur et j’ai commencé ma carrière d’auteur professionnel ! Et aujourd’hui, je vis de ma plume, je fais le métier de mes rêves, un que je pensais impossible…

Erika BOYER

Le blog d’Erika ICI

Les ouvrages d’Erika Page Amazon

 

Facebook Erika Boyer Auteur Twitter@eb_auteur InstagramErikaBoyerAuteure

 

Anna Lyra – Romancière – 36 ans

Il y a quelques années, j’étais assistante d’éducation ; je publiais déjà sous mon véritable nom des contes et légendes, des articles, des guides touristiques. Ce n’était alors qu’un hobby, mais je rêvais d’écrire enfin ce dont j’avais envie : des romans ! De la romance historique, plus précisément, qui faisait écho à ma passion pour l’Histoire et à mes études. Des récits au travers desquels je pourrais laisser s’exprimer tout mon potentiel créatif.

C’est la perte de mon emploi qui m’a poussée à franchir le cap d’écrire à temps plein. Je me suis demandée, alors, ce que je voulais faire de ma vie, quelles étaient mes véritables priorités… Et ce qui est ressorti de ces réflexions, c’est que je voulais écrire. Tout simplement. Écrire des romans, avoir la liberté de m’épanouir à travers tous ces récits qui me trottaient dans la tête. C’était, aussi, partir un peu à l’aventure ! 

Alors, j’ai sauté le pas.

Avec le soutien de mon mari, j’ai monté mon autoentreprise et autoédité mes premiers romans sur Amazon en 2014. Depuis, j’ai également expérimenté l’édition traditionnelle puisque je publie actuellement chez HarperCollins France, collection Harlequin. Pour 2020, j’ai décidé de développer ma facette d’autrice indépendante en parallèle de mes publications de romances historiques chez Harlequin. Ce n’est pas toujours évident de mener ces projets en étant maman au foyer, mais je compte publier un autre style de romans, me diversifier, et aussi expérimenter plus avant l’édition indépendante en me professionnalisant davantage.

En fait, ce sont les mêmes raisons qui m’ont poussée à me jeter à l’eau en 2014 qui me guident aujourd’hui dans cette évolution : je souhaite continuer à m’épanouir dans l’écriture et vivre de ma passion. Parce que, quelque part, écrire est pour moi une évidence. Un besoin, et un plaisir au quotidien.

Anna LYRA

Site internet ► Anna Lyra

Liste des romans ► ICI

FacebookAnnaLyra906Twitter@Anna_Lyra

Instagram Anna_Lyra_Auteur Pinterestannalyraromance

 

Aurore D. Martel – Autrice – 29 ans

Avant de devenir autrice autoéditée, j’étais aspirante chercheuse en histoire pour le FNRS (équivalent du CNRS en Belgique). Cette voie ne me correspondait pas et j’ai décidé de m’interroger sur ce que j’aimais vraiment faire. La réponse allait de soi : écrire et partager les aventures que je refrénais depuis mon enfance dans ma tête, faute de temps. Ce choix n’a pas été facile, compte tenu du formatage de la société et de tous les préjugés existants (« pourquoi avoir fait des études pour tout laisser tomber ? », « écrivain n’est pas un métier ! », « et ta famille alors ? »).
Les revenus générés par un contrat d’édition classique ne permettent clairement pas de vivre, j’ai donc exclu cette possibilité. De plus, gérer la chaîne de production de A à Z constituait un challenge que j’avais hâte de relever ! C’est ainsi que fin octobre 2019, je lançais mon premier livre autoédité. Si les revenus ne suivent pas pour le moment (ce qui est normal, je commence tout juste), je m’accroche et peux certifier qu’il s’agit d’une expérience ô combien enrichissante et formatrice ! Les retours des lecteurs me comblent de joie et me confortent dans ma décision. J’ai aussi la chance d’être soutenue par mon homme. Malgré les difficultés financières, nous naviguons ensemble en eaux troubles. Ce qui n’est pas toujours facile avec un enfant en bas âge.
En ce qui concerne le statut adopté par mon activité, je suis accompagnée depuis mes débuts par une association spécialisée en accompagnement à la création d’entreprise. J’espère bientôt entrer en « couveuse », ce qui m’aiderait à lancer mon activité d’indépendante à temps plein. Les avantages sont nombreux, notamment le bénéfice d’un accompagnement personnalisé (marketing, juridique…), une avance en trésorerie et l’exemption du paiement de cotisations sociales.

Aurore D. MARTEL

Le blog d’Aurore A.D. Martel 
Pour contacter Auroreadmartel@outlook.fr

Facebook ► AD Martel – Instagram ► AD Martel 

 

Jeanne SELENE – auteure indépendante – 30 ans

Au fond, j’ai voulu être autrice à partir de mes 12 ans. Alors en 5e, ma prof de français s’était moquée de moi suite à une rédaction. Elle m’avait accusée de plagiat et avait dit dédaigneusement devant toute la classe : « Si c’est vous qui avez écrit ce texte, vous n’avez qu’à devenir écrivain ! ».

Avant cet épisode, je n’avais jamais imaginé l’écriture comme un métier, c’était chose faite !

Malgré tout, j’ai d’abord exercé en tant qu’orthophoniste hospitalière puis libérale pendant 10 ans. C’était un métier avec des revenus sûrs (même si le taux horaire était plutôt médiocre) et il a fallu un concours de circonstances pour que j’ose le lâcher (du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans moyen de garde pour mon fils de 6 mois).

Au final, cette profession d’autrice permet à notre famille de vivre certains choix « à la marge », dont l’instruction à domicile de nos enfants. Mon compagnon travaille principalement en semaine le jour, moi, le soir et le week-end. Actuellement, mon foyer compte un conjoint, deux enfants de 4 et 1 ans, un chien, un chat, un lama (!) et 5 chevaux. Ça représente du monde à nourrir !

L’aspect financier est difficile, je ne sais pas si je pourrai poursuivre dans cette voie longtemps, pourtant ce qui est pris est pris… J’ai choisi de me déclarer en EIRL pour être imposée sur mes bénéfices/déficits et non sur mes recettes. J’ai en effet trop de frais avec mes ouvrages jeunesse pour que la micro-entreprise soit intéressante. Ma situation est précaire, je vis avec beaucoup moins qu’un SMIC, mais je bénéficie encore d’un mi-temps de congé parental pour ma fille, cela me permet de tenir !

Jeanne SÉLÈNE

Le blog de JeanneICI   

La newsletter ICI 

Twitter@JeanneSelene    Facebook@jeanneseleneautrice

InstagramJeanneSelene

 

Les ouvrages de Jeanne Sélènepage publications amazon

 

Alors qu’en pensez-vous ? Quelles conclusions en tirez-vous ? Si vous êtes dans les 64 %, allez-vous franchir le pas ? Dites-nous en commentaires vos ressentis. Prenez soin de vous.

 

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David Cardavebor
10 mois il y a

Hello,

Ces profils donnent envie, font rêver. Au-delà du rêve, je suis heureux d’avoir sauté le pas récemment. Pas question de tout lâcher comme ça après avoir vendu 50 livres en un mois, je ne suis pas fou, mais tout mettre en place pour que désormais ma vie tourne autour de mon besoin et de mon plaisir d’écrire et de transformer mes écrits en ouvrages que d’autres peuvent s’approprier, c’est tellement magique. Je connais ça avec la musique et avec le théâtre. Ton site est vraiment bien foutu, agréable à regarder, donne envie d’y rester et de s’y promener, bravo, d’autant plus que tu mets en avant les autres, et ça c’est rare, et j’aime ça ! Bonne journée Larry. David

Larry

Larry

Issu de la vente et du management, j'ai bifurqué à 180° pour m'installer définitivement dans l'écriture. Je suis un apprenant et mon terrain de développement, c'est la nouvelle et autres récits courts. Je suis un inconditionnel défenseur de l'autoédition. Ma mission est très simple : apporter les solutions aux problématiques des différents maillons de la chaîne de l'Autoédition et de la promotion littéraire.

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