Battle : Jeanne Malysa VS Maritza Jaillet

Partager sur pinterest
Partager sur twitter
Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur pocket
Partager sur print

Née à Paris

3 Romans

6 Nouvelles

Jeanne MALYSA, Gauche

Née à Bar-Le-Duc

3 Romans

6 Nouvelles

Maritza JAILLET, Droite

Bonjour Jeanne, merci de te présenter et de nous indiquer comment l’écriture s’est révélée en toi ?

Je suis très impulsive, mais je me modère, car j’ai terriblement conscience que cela peut me nuire. Je pense être bienveillante et patiente, sauf lorsqu’on me manque de respect. Dans ce cas-là, mon seuil de tolérance est du niveau zéro et mon animal-totem, le scorpion, n’hésite pas à piquer, quitte à faire très mal.

L’écriture s’est révélée à moi (et non en moi, même si j’aime utiliser ce genre d’allusions), il y a vraiment très peu de temps. Elle s’est littéralement imposée, comme une pulsion électrique. Je n’ai pas d’autre image plus puissante que celle-ci.

Bien, une belle battle en perspective donc. Bonjour Maritza, à ton tour, présente-toi et raconte-nous la genèse de ta vie d’autrice ?

Je suis folle, enthousiaste et je dégage beaucoup de bonne humeur. J’ai écrit très vite parce que je désirais lire autre chose. Je lisais trop souvent les mêmes histoires, des intrigues trop simples que je devinais rapidement. J’avais besoin de complexité.

Très bien, les présentations faites, je laisse le soin à nos deux guerrières, le soin de s’écharper avec bienveillance si possible. Je reste en veille.

(Maritza en noir – Jeanne en bleu)

Je commence, Jeanne, quelles sont tes préférences en écriture, pourquoi ?

J’emploie essentiellement le présent. Pour plusieurs raisons. La première est que j’aime ce temps, tout simplement. La seconde est que j’affectionne particulièrement ce sentiment que les lecteurs baignent dans mon histoire en temps réel, qu’ils se rongent les ongles dans la même seconde que mes héros, qu’ils plongent dans leurs nuits chaudes, leur douche froide. Et dernière raison, un peu masochiste, c’est un exercice qui n’est pas si facile que cela, contrairement à ce que l’on pourrait penser. On a tellement l’habitude de lire des récits au passé que, parfois, j’ai des automatismes qui me flinguent une phrase commencée au présent et qui finit au passé. Heureusement, les relectures et les betas sont là pour me dire « faute ! ».

Ceci m’amène d’ailleurs à une question pour toi Maritza qui écrit au passé : la plupart des auteurs/autrices emploient ce temps, il semblerait que ce soit la voie de la normalité. Mais, je crois que toi et les normes, cela fait deux, alors dis-moi, pourquoi ce choix ?

Ça dépend des genres en fait. Beaucoup vont dire « les romances ça s’écrit au présent point ! » sans nuancer leurs propos 0_0 j’adore le passé, car en l’écrivant, je m’imagine bien mieux les scènes, je ne l’explique pas, c’est comme ça. Enfin, si peut-être que cela est dû à mes lectures personnelles, plus souvent au passé qu’au présent. J’adore cette immersion dans le passé, et puis comme tu dis on est noyé dedans ! J’ai du mal à regarder vers l’avant :p. Même si la concordance des temps c’est pas toujours ça !

C’est étonnant cette remarque que beaucoup disent « les romances, c’est au présent ». Moi, j’entends l’inverse. Beaucoup refusent de lire de la romance au présent. Ce serait même rédhibitoire pour eux.

En effet. Autant je respecte les lecteurs autant ceux qui se mettent des barrières « je ne lis qu’au présent » OU « je ne lis que du passé » ou encore le « je ne lis que les romances à la première personne donc je n’achèterai pas ton livre », je ne comprends pas. Ils se ferment l’esprit à certaines lectures magnifiques !

Jeanne, je suis nulle en concordance des temps, toi, je ne sais pas, ça doit te faciliter la vie de faire tout au présent ? :p

Ce n’est pas parce que j’écris au présent, petite jeunette, que je n’emploie pas d’autres temps dans mes romans. Il faut bien raconter le passé d’un personnage, lui faire miroiter un avenir. Certes, je dois avouer que la concordance est une épine dans mon pied gauche (le droit est occupé à faire autre chose), mais j’ai récemment une beta professeure de français, qui corrige mes romans/nouvelles et je peux me reposer sur mon oreiller, pardon, mes lauriers. Quand je dis corrige, il s’agit bien de fautes de temps, n’y vois aucune connotation bédésémienne, même si j’aime bien jouer avec ce thème parfois.

Et donc, pour en revenir au sujet (j’ai tendance à m’égarer quand les mots m’emportent), comment pallies-tu cette nullité ?

Faut rester concentrée ma chère ! Sinon le lièvre va te rattraper ! J’ai de supers correcteurs XD. Bon déjà, dans ma liste de bêtas, certains corrigent de temps en temps. Mais j’ai besoin d’un correcteur, d’une correctrice, absolument pour pallier à ça !

Nous écrivons toutes les deux des nouvelles. Dis Madame l’architecte, quels sont les conseils que tu donnerais ?

C’est assez amusant parce que je suis nulle en mathématiques et encore plus en géométrie, mais il est vrai que je joue à l’architecte pour mes romans. PAS pour mes nouvelles. Dans ce genre, j’improvise totalement et c’est comme une récréation : pas besoin de fiches, de docs, de recherches, de plan. Je pose mes doigts sur le clavier, je choisis si c’est une femme, un homme, un couple, vieux, jeune, leur situation à l’instant T et hop, c’est parti. Et je m’arrange pour que la chute soit surprenante, ce qui est le propre de la nouvelle. J’aurais deux conseils pour ce genre assez difficile : aller à l’essentiel (on n’a pas le temps de s’étendre) et s’exercer tous les jours. Pour cela, il y a des outils sur les réseaux sociaux qui peuvent aider : les micronouvelles de Keot sur Twitter par exemple, des appels à texte de maison d’édition (il existe des pages Facebook pour cela), ou relever des défis. (Hep ! c’est Larry qui s’immisce dans la conversation : vous avez aussi un lien dans la sidebar de ce site pour tous les concours de nouvelles, actuels et futurs).

Le dernier en date que j’ai fait et adoré a été le concours de la nouvelle érotique. Il consistait à rédiger, durant la nuit du changement d’horaire, un texte de trois mille mots maximum en moins de 8 heures, avec une double contrainte : le sujet et le mot final. Je l’ai réalisé, non pas pour le gagner, mais pour la participation. C’était jouissif d’écrire dans ces conditions : recevoir le sujet à 23h59 et envoyer sa copie avant 7 heures du matin ; faire partie d’une communauté de 300 autrices/auteurs qui s’essayent au même devoir, et ce dans un esprit charnel, de liberté totale (hormis les deux obligations). Je postulerai encore l’année prochaine !

Et toi Maritza ? Tu es plutôt du genre jardinière (ne pas confondre avec les carottes et les petits pois). Tu es donc Maya l’abeille qui butine par-ci par-là. Mais alors, quels sont tes outils ? Et que fais-tu des mauvaises herbes : arrachage ou pesticide ?

(oyez oyez citoyens, la réponse de Maritza qui suit, est une dinguerie métaphorique ^^)

Héhé, je fais même partie de la troisième voie ^^ car il m’arrive de faire des plans dans des chapitres précis, enfin des plans… ça ne tient pas une baraque mais ça va ! Je déteste les petits pois, les carottes ça peut aller, mais je préfère les choux de Bruxelles, tu n’aimes pas ça ? Je t’en ferais manger 😀 Même si ta plume est plus belle que la mienne !

Pour les mauvaises herbes, je leur parle et les citrouilles deviennent carrosses. Je fais beaucoup de relecture avant de publier ou de soumettre à une ME et même après, les directeur-trice éditoriaux coupent XD arrachent, mais assez de mwaaaa, revenons-en à toi pendant que je m’accorde une pause !

Si, j’aime les choux de Bruxelles, les choux sous toutes ses versions (couleur, pays, forme), et alors ceux à la crème, je ne te raconte même pas ! Pour en revenir à ta plume : chacun son style, la tienne est aussi bonne que la mienne, elles ne sont tout simplement pas comparables, comme pour les choux et les carottes. J’aime bien les carottes aussi…

Tu as le droit d’avouer que tu écris mieux que moi, je t’accorde ce point facile, je gagnerai des points plus difficiles à obtenir ! MOUHAHAHAHAH

Jeanne, reprenons notre sérieux, tu fais quoi pour ta visibilité ?

Je sue sang et eau ! Enfin, presque. C’est une bonne question, je dois le reconnaître, Belle Brunette à Lunettes. Comment émerger de ce magma d’autrices et d’auteurs et crier haut et fort que mon anneau est aussi beau que le leur ? Je fais des salons, j’entretiens une certaine complicité avec mes lectrices/lecteurs, je tente d’être présente sur tous les réseaux sociaux. J’assois d’abord ma personnalité d’autrice : humour, pas froid aux yeux, même pas peur ! J’attire l’attention en montrant mon style d’écriture, et enfin je proclame (quand j’y pense et c’est bien cela mon problème) que j’ai sorti trois romans et quelques nouvelles et que d’autres sont en préparation. C’est assez paradoxal, parce que moi qui suis une organisatrice née, qui planifie tout pour mes romans, je ne pense même pas à faire un emploi du temps pour cela. Tiens, je vais y réfléchir !

Sur ce dossier, Maritza, tu gagnes ce round, tu es nettement plus forte que moi.

Quels sont les horaires à prendre en compte pour les réseaux sociaux. Quel wagon prends-tu en premier ? Insta ? Facebook ? Twitter ? D’autres ?

Mouhaha, visibilité couléeeee ! Quand je me lève, après les obligations légales on va dire, je commence par Facebook, puis Twitter et je finis par insta. Le soir, je fais Insta, twitter et je finis par Facebook XD. Larry m’a parlé aussi de pinterest mais j’ai pas regardé encore. Les RS me prennent du temps, ma chaîne youtube, les vidéos et c’est toujours un plaisir de terminer la soirée avec des mots bienveillants ♥

Tu es contente de ton aspect promotionnel ? Je sais pas, je trouve que je ne vois pas beaucoup Thuata… : p

Bah, non, justement, pas contente, je chanterais bien Mike Jagger : I cant get no satisfaction, bon lui, c’était pour une autre raison. Heureusement que tu es là, avec tes chroniques et ta chaîne YouTube (TataNexua, pour ceux qui ne sont toujours pas abonnés) pour parler de moi. Continue, ma BBL, je t’offrirai ta gourmandise préférée pour la peine. Il y a aussi des chroniqueuses qui me suivent et qui me font beaucoup de bien. Lire « c’est addictif, foncez » ou « plume magique », c’est tout de même une belle satisfaction (la répétition est voulue, j’aime ce mot). Le souci, c’est que ce n’est pas suffisant pour sortir Il m’en faudrait plus.

Que dois-je faire, docteur Maritza ? 

Offre-moi tout ce que je désire : une belle plume ! Mouha ! En effet, tu as eu le loisir d’inaugurer les chroniques-vidéos surtout parce qu’à part toi, ben personne n’avait osé me dire oui ! Pour sortir du lot je te dirais bien de montrer tes … (un indice ça rime !) Mais nan nous devons rester cool sur ce ring, je te dirais de suivre les conseils de Larry Q. ça m’a personnellement bien aidé ainsi que de prendre l’exemple de Sophie Lim. Du coup, il aurait fallu la mettre au centre du ring pour qu’on se la partage mais…on s’amuse trop bien toutes les deux !

(Maritza, cumule les « Mouhaha », elle commence à baisser la garde et Jeanne n’est pas loin de la victoire…)

Dis Mamie, tu dirais quoi à un jeune auteur, une jeune autrice qui débute ? Pourquoi ?

J’enlève l’adjectif « jeune » et ne garde que le verbe « débute ». On peut avoir 25 ans et avoir dix ans d’expérience derrière soi ou 50 ans et écrire depuis peu. (ça c’est fait ! ^^ ). Le premier conseil que je pourrais éventuellement donner : trouver sa méthode avant tout. Si je n’avais pas compris que j’étais une architecte, je ne serais pas en train de répondre à cette battle, pour la bonne raison que je n’aurais jamais fini mes romans ! Ensuite, écrire, écrire, écrire. Où tu peux, quand tu peux, quel que soit le nombre de mots, du moment que tu les alignes et que tes phrases sont cohérentes, c’est utile. Réfléchir au genre dans lequel on se sent à l’aise pour débuter : SFFF ? Dystopie ? Polar ? Érotisme, etc., et surtout, s’entourer, se faire accompagner, avoir des relecteurs. Ne pas désespérer, ni abandonner, persévérer, être patient. Très patient. Très très patient. Il ne faut pas se leurrer : on n’écrit pas un livre en une journée.

Et toi, Maritza, tu écris depuis que tu as arrêté le biberon, petite jeunette. Depuis, tu es passée à l’alimentation générale. Quels seraient les ingrédients que tu donnerais à un apprenti écrivain pour que tout le monde ait envie de manger son gâteau-livre ?

Je vais te contredire, je n’ai pas eu beaucoup de biberons XD ahah ! L’alimentation générale ça vient à quel âge ? XD pas mal en tout cas cette image de gâteau-livre, c’est parce que tu adores les pâtisseries je présume !

Des idées, aucun grammage on y va à la pelle. Un support, un liant avec des personnages qui parlent, qui prennent vie, une pincée de bêta-lecteurs pour vous booster, et une cuisson lente…très lente ! Il faut prendre le temps, avoir du recul sur son œuvre et assimiler les critiques bienveillantes et constructives ! J’ai envie de gaufres, autrice à la belle plume tu sors du ring et tu me fais des gaufres ? S’il te plaît ? ♥

Le temps qu’elles arrivent chez toi, elles seront rassis, donc non, pas de gaufres. J’aime bien ta recette, la pincée de critiques constructives est à ne pas oublier. C’est effectivement très important pour s’améliorer.

Le pain rassis j’en fais du pain perdu ! MIAM ! Voui, il faut sans cesse s’améliorer, sur ce point on est d’accord…. !

Cette première battle est terminée, Maritza a légèrement dégoupillée vers la fin, suivie de près par Jeanne. Match nul ! Je reprends la main pour la fin de l’interview de nos deux virtuoses du jour.

9 – Prêtes Mesdames, pour le questionnaire de Pivot ? 

Jeanne, c’est parti !

Mot préféré ? Plaisir
Mot détesté ? Cafard
Drogue préférée ?  Expresso sans sucre plus chocolat noir
Son, bruit, aimé ? L’eau qui coule, pluie, fontaine ou source, peu importe
Son, bruit, détesté ? Crissement d’une fourchette sur une assiette, au secours !
Juron, gros mot, blasphème préféré ? Merde. Trèèèès libérateur de dire meeeeeerde ! Il y a d’ailleurs un dessin de Gotlib qui représente tout à fait ce que je veux dire
Homme ou femme pour illustrer un billet de banque ? Jeanne Moreau
Métier que tu n’aurais pas aimé faire ? Architecte !
Plante, arbre ou animal dans lequel tu aimerais être réincarné ? On peut les trois ? Nénuphar. C’est beau, ça vit dans l’eau et Monnet les a peints à merveille. Arbre : mimosa, il fabrique ma fleur préférée. Animal : tigre. Félin magnifique et sa démarche est d’une sensualité
Si Dieu existe, qu’aimerais-tu lui entendre te dire ? Si dieu existe ? Notez la minuscule, elle veut tout dire en ce qui me concerne. Bon, je joue le jeu quand même. Si Dieu existe, je lui dirais directement sans attendre qu’il me parle : « Passe la main à Déesse »

 

Maritza, à toi !

Mot préféré ? MOTIVATIIIIONNNNNNNNNNN
Mot détesté ? Inutile
Drogue préférée ?  Le chocolat noir amer… hummmmmm !
Son, bruit, aimé ? Le bruit d’un ventilateur d’ordinateur. Je sais, c’est bizarre, mais éteint, il me manque un truc…
Son, bruit, détesté ? Les cris des gamins
Juron, gros mot, blasphème préféré ? Merde ou basta. Y’a aussi « qu’il s’y prenne une ragasse dans la poire », très prisée de certains personnages venant d’à côté de chez moi, enfin mon ancien chez moi.
Homme ou femme pour illustrer un billet de banque ? Je préfère les images du patrimoine ^^
Métier que tu n’aurais pas aimé faire ? Manutentionnaire. Clairement je suis maladroite, les inventaires ça va, mais alors le reste… je suis une quiche
Plante, arbre, animal dans lequel tu aimerais être réincarné ? On peut les trois ? une rose noire, c’est la seule fleur qui attire mon attention. En arbre, le ficus, car celui de l’appart est un résistant, un survivor. Un animal ? Le tardigrade bien sûr ! Pour l’adaptation et la résistance.
Si Dieu existe, qu’aimerais-tu lui entendre te dire ? Maintenant que je suis devant toi, tu crois en moi ? Et je répondrais : À toi de m’apporter la preuve que tu es divin 😊

Prospective : comment voyez-vous le futur de l’autoédition et de l’édition ? 

Jeanne :

Je pense que tant que certaines maisons d’édition prendront les auteurs pour quantité négligeable ou une marchandise, elles peuvent se faire quelques cheveux blancs. Je vois de plus en plus d’écrivains édités devenir hybrides, voire quitter définitivement les ME. Ce n’est pas pour rien. Certes, il y a des avantages à être édité : pas de fonds à avancer (correction, graphisme, impression papier), ni de mise en page à effectuer, ni se préoccuper de la distribution. Mais l’auteur le paye chèrement : le pourcentage de la rémunération est à la limite du scandale et il n’est payé que deux fois par an, voire pour certaines ME une fois. C’est l’auteur qui apporte la matière première et c’est lui qui touche le moins. Cherchez l’erreur. Il y a une sorte d’aura qui entoure les maisons d’édition, elles font rêver, certaines s’acquittent très bien de leur rôle (travail éditorial, soutien, publicité digne de ce nom), mais malheureusement ce n’est pas la majorité. Si les maisons d’édition souhaitent garder leurs auteurs et en attirer d’autres pour exister et perdurer, elles devront remettre en cause leur fonctionnement et placer l’auteur au centre de la rame, pas dans le dernier wagon.

Quant à l’autoédition, il y a du bon, comme du mauvais, tout comme dans les maisons d’édition, donc je ne comprends pas cette « différence » que certains s’appliquent à alimenter. C’est totalement inepte et obsolète. L’autoédition n’est pas vouée à disparaître et c’est tant mieux, c’est même une chance pour des auteurs qui n’osent pas envoyer leur manuscrit dans une maison d’édition ou qui se font blackbouler. En revanche, ils doivent savoir qu’ils ont toute la trame du livre, du début à la fin, à faire eux-mêmes : c’est hyper chronophage, difficile aussi parce qu’il faut penser à tout, de l’élaboration de l’histoire à la conception de l’objet livre et à la vente. S’ils pensent y parvenir, qu’ils n’hésitent surtout pas à franchir le pas.

Maritza :

Lumineux, respectueux, compréhensif, tolérant. Pourquoi ? Je développe :

Il faut absolument revoir la chaîne du livre, que ce soit pour l’auteur dont la rémunération est moindre, je ne parle même pas des rééditions de compte qui arrivent une ou deux fois par an contrairement aux factures qui tombent tous les mois… On se concentre : il faudrait que l’autoédition ne souffre plus d’a priori. Faut arrêter avec cela ! Il existe des perles, des pépites en AE et je trouve ça hyper dommage que certains libraires, certains groupes ou même des émissions de télé les oublient. Donc plus de valorisation de l’AE. Pour l’édition, une meilleure rémunération des auteurs, les distributeurs ont une part bien trop importante (c’est mon point de vue personnel). Je ne parle même pas de la présence ou non d’à-valoir, parfois il n’y en a pas (je n’en ai jamais reçus) parfois oui. Une meilleure transparence des ventes. Un soutien véritable de la part des éditeurs, ce n’est pas pareil d’une ME à une autre, je veux bien que les méthodes soient différentes, mais l’accompagnement qui passe du 0 au 100 pour une autre par exemple je trouve ça déséquilibré. Et ça n’aide pas les jeunes auteurs parfois perdus. Il en va de même quand des ME n’acceptent pas les manuscrits avant le passage en AE… ça devient courant qu’une ME renvoie un code à l’auteur en disant : si votre livre marche bien en AE, on le publiera. D’accord, plus aucune prise de risque. Evidemment faut être rentable, il faut vendre des ouvrages, gérer le marketing… Mais parfois, certaines ME ne font rien de tout cela et c’est à l’auteur de s’en charger glissant sur le terrain de l’AE souffrant d’a priori. Le serpent qui se mord la queue, en somme.

Les trois citations/proverbes préférés et votre devise

Jeanne

Deux citations d’un des plus grands dialoguistes français, j’ai nommé Audiard et que je place dès que je peux parce qu’elles sont géniales  : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » et « c’est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases» et la 3e, de Pierre Dac (que les moins de quarante ans cherchent sur le Net qui est cet écrivain humoriste) : [« À l’éternelle triple question toujours demeurée sans réponse : Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous?» je réponds : «En ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne »] J’adore 🤣 !

Ma devise : Il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Maritza :

  • Carpe Diem
  • Bienveillance et Entraide ne sont pas que des mots ce sont mes mantras
  • Soignez votre plume !

 

TRIBUNE D’EXPRESSION LIBRE de Jeanne MALYSA

Vous l’aurez compris, je suis une autrice de romans contemporains dans lesquels mes héros vivent des aventures où l’Histoire, l’ésotérisme, le fantastique, la romance, l’érotisme jouent leur rôle. L’humour n’est pas absent, les faits historiques sont scrupuleusement vrais, mais je m’arrange beaucoup avec la réalité du présent. Beaucoup. Et j’ai énormément d’imagination.

J’ai créé une saga : Thuata (éditée aux Livresque éditions), comprenant trois saisons. Chacune comporte deux tomes. Thuata est un domaine situé en Écosse, dans les Highlands, que la famille Mac Kelloch’ s’emploie à protéger depuis le 14e siècle parce qu’elle le doit : Thuata est une terre très particulière. Une fratrie de trois frères (d’où les trois saisons) est impliquée et trois femmes, à travers des aventures différentes à chaque saison, se font un malin plaisir de leur rappeler quelques règles de savoir-vivre. Mais pas que.

J’ai écrit aussi trois nouvelles érotiques (éditées chez Ex Aequo) pour lesquelles je me suis bien amusée : Femme qui veut, La preuve et Mise en scène. Comme mon directeur éditorial (coucou, Marcel) piaffe d’impatience pour en avoir d’autres, j’ai eu l’idée de copier le principe de l’inktober, version écriture (un mot imposé par jour = une nouvelle par jour), pour composer un recueil de textes érotiques. J’espère terminer ce défi avec 30 titres avant la fin de l’année.

J’ai un prochain roman « Le cuir et la plume » qui paraîtra chez Juno Publishing courant premier trimestre 2020. Je vous livre la 4e de couverture : « Lucie Fontaine est journaliste à Paris, en free-lance, militant pour les droits des femmes. Pierre Cartier est capitaine à la Crim’ à Paris. Il est également membre d’un club BDSM et c’est un Dom actif.  L’un se voit confier une enquête sur des crimes odieux, l’autre sur une période sombre de notre histoire. À priori, aucun rapport entre ces deux affaires. À priori, aucune chance que ces deux-là se rencontrent… À priori. »

Comme la majorité des autrices/auteurs, j’aime échanger. Beaucoup de lectrices et lecteurs n’osent pas le faire, alors si j’ai un message à faire passer, c’est bien celui-ci : ne vous gênez surtout pas ! Je suis sur Facebook, Twitter et Instagram. Venez donc frapper à ma porte et je vous raconterai des histoires…

Retrouvez-moi sur :

 

Lien AMAZONTHUATA – Saison 2 Tome 1

 

Liens AMAZON ► THUATA – Saison 1 Tome 1 / Saison 1 Tome 2

 

Lien AMAZON ► Nouvelle érotique – Femme qui veut

 

TRIBUNE D’EXPRESSION LIBRE de Maritza JAILLET

J’aimerai vous parler de ma chaîne youtube. Pourquoi me demanderez-vous alors que je suis une autrice qui devrait se concentrer sur les livres ? Parce que, justement, je ne suis pas comme tout le monde. Je sais, vous avez déjà dû voir des chaînes de booktube, des conseils d’écriture et vous pourriez être lassés… Mais, en fait, TataNexua est différente. Déjà, TataNexua source ses conseils et promeut les auteurs, AE ou non, leurs avis également. Je dégage beaucoup d’enthousiasme et de bienveillance parce que c’est ce qui manque principalement à la communauté littéraire. Trop de concurrences, de rivalités, de prétentions voire de condescendances. Je prends le parti, je sais c’est risqué, de parler d’entraide, des autres, des expériences plutôt que d’un bête et méchant « suivez ça et ça et vous deviendrez ça ».Pour moi, la diversité, c’est essentiel. On n’est pas tous pareils, on n’a pas les mêmes goûts non plus ! La preuve, relisez cette battle ^^ Chacun a son propre rythme, ses idées, ses opinions, il faut respecter cela. Je ne vous ferais pas entrer dans un moule, je vous ferais sortir de votre coquille.

Parlons bouquins. J’écris du fantastique principalement mais j’ai aussi bifurqué vers la romance suite à un défi, et j’ai adoré ça^^ Écrire selon ce que je voulais, avec une héroïne assez chiante et un homme particulièrement cynique ! J’ai également écrit des nouvelles appartenant au genre policier, horreur, gore, paranormale… je ne me mets aucune barrière ! En tout, j’ai les pieds dans 4 ME (oui faut adorer le grand écart), Otherlands, ma première maison, une famille à part entière que j’adore(Continuum) ♥, Evidences Editions pour une nouvelle pas forcément si féerique (Fairy Valentine), Livresque Editions (Rattrape-moi), et en février 2020 une nouvelle chez l’Alsacienne Indépendante (Amours surnaturelles volume 2). Je suis aussi autrice autoéditée avec la saga La Magie du Destin qui va bientôt ressortir avec une profonde réécriture :3 même si le style YA et mes mots d’adolescentes on va dire resteront un peu là. Car c’est une trace de mon évolution….

Retrouvez-moi sur :

Lien AMAZONRattrape-moi

 

Crédit photo : @Missautoedition – Lien : cliquer sur l’image

 

Recueil de nouvelles de @Alsaciennel – Sortira en février 2020

linkedinrss
Larry

Larry

Issu de la vente et du management, j'ai bifurqué à 180° pour m'installer définitivement dans l'écriture. Je suis un apprenant et mon terrain de développement, c'est la nouvelle et autres récits courts. Je suis un inconditionnel défenseur de l'autoédition. Ma mission est très simple : apporter les solutions aux problématiques des différents maillons de la chaîne de l'Autoédition et de la promotion littéraire.

Leave a Replay

Larry Quo

Site et blog dédiés au monde de l’autoédition et à la promotion littéraire. Piochez vos intérêts !

Catégories
Ressources (5)
Le meilleur des outils pour auteurs

Articles récents

Nouvelle page Facebook

Newsletter "L'impact"

L’information littéraire hebdomadaire. Astuces, conseils pour votre marketing en exclusivité pour les abonnés.