Corriger ses écrits

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Ici, Ed Arty nous parle de l’importance capitale de soigner l’orthographe et la grammaire de son ouvrage. Diverses solutions existent. Ne vaut-il pas mieux investir auprès d’un correcteur professionnel pour déjà s’épargner le « c’est bourré de fautes » ou « ça pique les yeux » ? Respectez vos lecteurs et ils vous respecteront. 

Larry

 

« Corigeais vos fotes, respecter vos lecteur ! »

 

Vous écrivez un livre. Vous n’avez pas choisi l’exercice le plus facile, mais c’est en vous, irrépressible besoin de vous exprimer, de mettre à plat certaines choses, voire d’obtenir une reconnaissance pour votre imagination féconde.

Une question se pose : suis-je en train d’écrire pour moi seul ou ai-je le souhait de le faire partager au plus grand nombre ? Dans ce dernier cas, la qualité de la correction de votre ouvrage avant sa sortie est primordiale. Les mots, couchés sur le papier, en sont la matière première. Sans eux, pas de livre. Il n’est pas envisageable qu’ils soient de piètre qualité. Tout le reste (couverture, marketing) est au service de votre écrit, et non pas l’inverse.

Votre œuvre doit donc être quasi-parfaite quant à l’utilisation de la langue française. Cela se traduit concrètement par :

  • Quasiment aucune faute d’orthographe ;
  • Un emploi correct du vocabulaire et de la grammaire, notamment la construction des phrases, la conjugaison et les accords ;
  • Des phrases épurées de tous les tics d’écriture (répétitions de mots d’une phrase sur l’autre, etc.) ;
  • Aucune phrase, aucun paragraphe maladroits ou ne se tenant pas.

Il est évident que les deux premiers points ne sont pas négociables. Les deux autres ne le sont pas plus, mais nous pouvons être tentés de les laisser de côté. Ce serait une grave erreur, car ils contribuent de la même manière à la qualité globale de l’écrit.

 

Pourquoi votre œuvre doit-elle être rédigée dans un français presque irréprochable ?

Réponse 1 : parce qu’il y a des règles

Vous créez un titre, vous faites une belle couverture, vous vous arrangez pour avoir une histoire en laquelle vous croyez, un style, une organisation, un beau mélange de tout cela et un agencement des différentes scènes. Vous respectez un certain nombre de règles qui doivent contribuer à votre succès.

Il serait dommage que tout soit parfait mais qu’un des maillons essentiels soit négligé. Ou plutôt le maillon principal, l’essence même sans laquelle il n’y aurait pas de livre : la langue ! En tant que responsable éditorial de votre propre livre, vous devez exercer votre VETO à sa sortie si une des composantes indispensables n’est pas « OK ».

Si vous décidez de créer un livre, faites-le complètement ou pas du tout. Personne ne démarre avec une voiture dont une roue est crevée.

Réponse 2 : parce que le respect du lecteur passe par celui de la langue

Corollaire du point précédent, il est indispensable de se mettre à la place d’un lecteur. Ceux qui lisent de nos jours aiment les livres, maîtrisent la langue et ne pourront supporter longtemps la mauvaise tenue d’un texte.

Dès les premières pages, le livre pourra être abandonné. Le lecteur dépité par le niveau de français ne croira jamais que la suite de l’histoire vaille la peine d’être lue rien que pour elle-même.

Un lecteur est une personne qui aime les livres et est donc la plus compétente pour en apprécier la qualité. La cible de votre livre a plusieurs attentes, il faut toutes les prendre en compte.

Réponse 3 : parce que votre œuvre vous représente dans le monde littéraire

C’est votre image que vous exposez au monde, et pour longtemps, espérons-le. Un écrivain répond forcément à certaines normes dans l’esprit du lecteur. Lorsque vous voyez la photo d’un écrivain, vous imaginez immédiatement une personne qui en a dans la tête et qui maîtrise le français.

C’est la même chose pour un médecin, un chirurgien, un cuisinier. Pour tous les métiers, en fait.

Vous êtes amateur et souhaitez maîtriser un art ou une science, une pratique ? Vous vous assurez d’abord d’avoir le matériel adapté et de savoir le manier avec une certaine dextérité. Si vous ne manipulez pas correctement un outil, vous ne pouvez prétendre accomplir un bon travail.

Un texte non ou mal corrigé induit une opinion négative qui restera. Votre image en pâtira immédiatement, et pour longtemps. La sanction sera simple : vous ne serez pas un écrivain dans l’esprit des autres.

Réponse 4 : parce que vendre c’est bien, vendre des exemplaires sans rien faire c’est mieux

Il est toujours possible de tromper les personnes sur la marchandise, mais cela ne durera pas longtemps. Un excellent plan marketing sur un contenu médiocre, quel qu’il soit, ne fera que vous essouffler et aura une très faible rentabilité. L’objectif logique doit être inverse : ouvrir la voie à la démultiplication. Il faut pour cela un produit qui plaira. Une personne touchée pourra propager aux autres en vous recommandant de manière sincère.

Absolument tous ceux qui ont réussi en littérature avaient une base solide en matière de qualité, qui a alimenté un bouche-à-oreille, des critiques positives spontanées, la détection par une maison d’édition, etc.

Un mauvais produit vous privera de tout bouche à oreille. Seul un bon livre pourra générer des achats recommandés et les achats de vos futurs ouvrages.

 

Comment atteindre un tel niveau ?

Tout bon écrivain n’est pas académicien. Qui sait, parmi les vedettes de nos librairies, lesquelles commettent de graves fautes ? Toutes ont bénéficié de corrections professionnelles (laissant parfois même quelques coquilles).

Il faut donc travailler avec les compétences qu’on possède ou payer celles qu’on n’a pas. Il y a un investissement à réaliser, en temps et en argent. Certains estiment qu’ils n’ont pas les moyens financiers, mais espèrent faire du bénéfice dès le premier livre vendu. C’est un mauvais calcul, probablement un mirage pour profiteurs qui disparaîtront aussi vite qu’ils sont arrivés.

Tout est affaire de réglage, en fonction du niveau de chacun. Les moyens dont nous disposons sont les suivants : l’outillage, un professionnel et soi-même.

Les outils :

  • Le correcteur automatique d’un Word ou équivalent n’assure que le minimum du travail : il enlève les coquilles et s’il vous met du rouge et du bleu partout vous connaissez votre catégorie !
  • Nous pouvons tous utiliser un outil avancé comme Antidote (payant) ou Grammalecte (gratuit pour LibreOffice) pour aider à opérer différentes améliorations absolument nécessaires et évoquées précédemment. Le problème est que c’est extrêmement chronophage et nécessite aussi une certaine maîtrise de notre langue.

L’humain propose les choix suivants :

  1. Tout faire vous-même : uniquement si vous êtes excellent en français et appuyé d’un outil qui vous signalera ce que vous ne verrez jamais seul, même après quinze lectures (les tics de langage, répétitions, etc.). Cette méthode est à réserver en général aux manuscrits destinés aux maisons d’édition, mais pas pour réaliser un « bon à tirer », la version finale de votre œuvre.
  2. Faire appel à un ami qui possède ces compétences pour créer la version finale. C’est probablement ce qu’il y a de mieux car cet ami pourra aussi vous guider. Relation de confiance et excellent niveau obligatoires. Attention : ce n’est pas une bêta-lecture. C’est bien d’une correction finale qu’il s’agit, même si elle peut s’appliquer à plusieurs niveaux (typo, orthographe, phrases, paragraphes…).
  3. Payer un correcteur professionnel. C’est la solution la plus logique que nous devrions tous employer. Néanmoins il y a plusieurs niveaux de correction et le budget par rapport à un Antidote ou un ami commence à sérieusement monter.
  • Pour la typo et l’orthographe, c’est déjà assez cher, mais certains font des tarifs pour auto-édités.
  • Comparer les tarifs, c’est bien, mais il faut aussi s’assurer de la qualité. J’ai personnellement eu l’impression que j’avais payé cher une vingtaine de corrections et me suis demandé où je me situais sur le curseur du niveau en français.
  • La prestation complète traitant aussi la cohérence, les lourdeurs et autres erreurs nécessitant plus de recul est beaucoup plus chère. Pour ce volet, l’idéal est de se reposer sur des bêta-lecteurs solides (eux aussi de qualité).

Je n’ai pas trouvé d’outil satisfaisant pour évaluer son niveau de français. Il faut donc s’auto-évaluer à l’aide de tous les outils et humains évoqués précédemment.

Si vous avez besoin d’un correcteur, choisissez par recommandation et par un test que vous demanderez avant de contractualiser :

  • Qu’il corrige environ mille mots que vous lui enverrez ;
  • Retravaillez en parallèle le texte avec votre outil ou un ami lettré pour pouvoir comparer et déterminer la rentabilité de l’opération dans un cas comme dans l’autre.

La rentabilité d’une correction s’évalue à partir du nombre de corrections apportées par rapport au prix payé pour l’outil ou le correcteur pro.

 

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Ed Arty

Ed Arty

Ed est un consultant qui a fait un passage dans un "big four", dont il a tiré un récit "Les consultants qui rayaient la moquette". Il préfère garder l'anonymat pour continuer son activité en toute quiétude, suite à un burnout.

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