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La nature humaine sur les réseaux sociaux

« Les réseaux sociaux présentent des modalités systématiques frappantes dans une multiplicité de contextes humains et ont une incidence sur l’obésité, le tabagisme, la consommation d’alcool, le bonheur, la solitude et la dépression ».

Cette phrase est de James Fowler, scientifique réputé et date de mai 2009. Les réseaux sociaux balbutiaient encore, LinkedIn avait 6 ans, Facebook, 5 ans, Twitter, 3ans… Pinterest, Instagram, Snapchat… n’étaient pas nés. Qu’en dire, onze années après ? Nous savions que l’internet allait nous procurer une ouverture sur le monde, avec son lot de bonheurs et de désagréments. La nature humaine se trouve en première ligne de ces bouleversements. Le web, les réseaux sociaux permettent de fédérer des communautés aux intérêts communs, qu’elles soient anges, justes ou démons.

Souvent, des articles « journalistiques » de sociologues mettent en avant le côté pervers de l’humain sur les réseaux sociaux – pas seulement au niveau des utilisateurs, aussi sur celui des géants qui sont souvent accusés d’exploiter la vulnérabilité de la nature humaine. Sacré cercle, n’est-ce pas ? Tous ces mastodontes ont reçu leurs doses d’attaques à certaines époques, souvent justifiées d’ailleurs (fuites des données personnelles à fins marketing, failles sécuritaires…). La zone de prédilection des réseaux sociaux est bien évidemment le cerveau. D’ailleurs n’est-il pas publique que Steve Jobs et Bill Gates, avaient interdit à leurs propres enfants, l’usage du smartphone et de la tablette ? Tous les réseaux sociaux sont basés sur la sécrétion de la dopamine : un simple « Like » sur votre post, tweet, commentaire ou article suffit pour devenir accro.

De nos jours, il est de plus en plus difficile d’attirer l’attention sur les RS, devant l’info obésité ambiante. C’est bien devant ce constat implacable, que la nature humaine entre en jeu. Nous sommes prêts à tout pour nous faire remarquer, pour nous différencier des autres. Peuvent s’employer l’originalité, la compétence, la bienveillance… Trop souvent malheureusement, nous retrouvons la violence verbale, la superficialité, le narcissisme…

 

« Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends »

 

Avant de parler cas pratique, un récapitulatif non-exhaustif des comportements humains sur la toile sociale s’impose. L’utilisation d’un réseau social est ce que l’on en fait. Il n’y a pas de mode d’emploi, chacun concocte sa recette – certaines sont délicieuses, d’autres ont la digestion verdâtre…

Les bons comportements et pratiques de la nature humaine sur les réseaux sociaux

  • Être bienveillant, sans flatterie ou empathie extrême ;
  • S’intéresser SINCÈREMENT aux autres et créer des liens forts ;
  • Élargir et découvrir d’autres horizons ;
  • Les échanges constructifs, débats argumentés respectueux ;
  • Partager ses connaissances – solutionner des problématiques (valeur ajoutée) ;
  • Valoriser le travail des autres ;
  • Volonté de s’instruire en sollicitant de l’aide ou non ;
  • Développer sa créativité ;
  • La stratégie naturelle (élaborer une stratégie en fonction de sa personnalité : si, si, ça existe !) ;
  • S’engager pour des causes nobles ;

Les mauvais comportements et pratiques de la nature humaine sur les réseaux sociaux

  • Se créer un personnage numérique différent de la réalité : s’inventer une vie ;
  • Se (la) raconter pour exister ;
  • La déconnexion du monde réel – dépendance psychologique ;
  • L’égocentrisme – le narcissisme – l’entre-soi ;
  • Rechercher en permanence la dopamine (plaisir éprouvé lorsqu’on est liké ou relayé)
  • L’anonymat (insulte, agression gratuites, trolling exacerbé…) ;
  • Le manque de respect – l’attaque par jalousie, incompétence ;
  • Vouloir crier plus fort que son « voisin » – le ton monacal ;
  • L’absence d’élégance de citer ses sources ;
  • Ne pas sourcer les infos – Diffuser ou relayer des fake news ;
  • Le vol d’images ou autres contenus ;
  • Le like et le relais sans avoir lu l’article ;

Retour d’expérience – cas pratique : Twitter

Le réseau de la démesure par excellence, dû à l’instantanéité. Twitter est un grand livre ouvert sur la sociologie. Une sorte de café du commerce à échelle mondiale. Après, en fonction de votre utilisation, vous le dénommerez comme bon vous semble. Je reste effaré des personnes commençant sur Twitter, qui portent un jugement sanction sur l’oiseau bleu ; qui se permettent de râler quand vous ne les suivez pas en retour, alors qu’ils n’en connaissent même pas tous les codes, fonctionnalités et apports bénéfiques. Oui, il n’y a pas de mode d’emploi, mais une notice avec des ingrédients pour élaborer sa recette, existe ! À vous aussi de placer les balises et curseurs pour être en paix avec la bête et éliminer le « dark Twitter ».

Mon histoire avec Twitter remonte concrètement à mai 2013 (concrètement = utilisation intensive). Puis, j’ai entrepris avec Twitter à raison de dix heures par jour de 2015 à 2017. En juin 2018, j’ai supprimé tous mes réseaux sociaux pendant un an ; je vous en expliquerai les bienfaits dans un autre article. En attendant, vous pouvez consulter une sélection d’articles que j’ai écrit sur Twitter ▼

Le fait d’avoir travailler avec Twitter m’a permis d’élargir mes horizons et d’en scruter les moindres recoins. Quand vous avez cette possibilité, vous en mesurez tous les bienfaits et méfaits. Avec la pratique (scroll, recherche avancée, outils de gestion…), instinctivement, vous êtes en mesure de « juger » la nature humaine, il y a des signes qui ne trompent pas. Je veux vous partager ici, un rappel de bonnes pratiques à utiliser le plus souvent possible sur Twitter, quelque soit votre domaine, en lien ou pas avec l’autoédition.

Pendant trois ans, j’ai observé, noté, testé, analysé et appliqué différentes actions pour en mesurer les résultats. Mon cerveau gauche a analysé, régulé et tiré les enseignements ; mon cerveau droit a créé un guide de bonnes pratiques transposables et totalement personnalisables. Je ne vais pas tout énoncer ici (l’évidente bienveillance notamment…). Un article plus spécifique sur la promotion littéraire est prévu prochainement.

Twitter – Comportements et bonnes pratiques

1 – Le following

Abonnez-vous à vos intérêts avant tout. Attendre un follow de complaisance est une erreur totale ! Si vous interagissez avec une personne qui ne vous suis pas, que vous valorisez (sincèrement) son travail, elle vous suivra peut-être en retour. Mais n’en faite pas une fixette, cela ne veut pas dire qu’elle ne vous aime pas, simplement elle ne vous connaît pas encore ou vous n’êtes pas dans ses centres d’intérêts. Ce n’est pas parce que vous avez des contacts en communs, qu’elle doit de facto vous suivre. Je follow des personnes qui ne me suivent pas, cela ne m’empêche pas de valoriser leur travail. Je le fais, parce que ces personnes apportent de la valeur ajoutée et que je suis reconnaissant envers elles. Il m’arrive aussi de suivre des personnes au feeling. Toujours après avoir vu leur bio de présentation et scrollé leur TL. That’s it !

2 – La valorisation

Valorisez le travail des personnes qui apportent de la valeur ajoutée – Je sais que j’insiste continuellement sur « sincèrement », parce que le « fake comportement », je le ressens à plein nez et ça m’indispose fortement ! Je ne cesse de valoriser le travail d’auteur(e)s autoédité(e)s. Je choisis ces personnes en fonction de mon ressenti, de leurs apports communautaires, de leurs expertises. Il y en a des imbuvables, dont je ne parlerai jamais ou plus jamais, tellement leur nombril est une dédicace à eux-mêmes et leur communication viscéralement hors clous.

3 – L’authenticité et le contrôle des émotions

Être authentique est une qualité. Ne pas travestir son discours, en fonction de l’interlocuteur ou de l’actualité du moment, est une denrée pas si rare. « Ta liberté d’expression t’autorise à donner ton avis, ma liberté m’autorise à ne pas être d’accord avec toi » est une formule louable et invite à un débat, où chacun donne ses arguments. Ce n’est pas du trolling, c’est du constructif, du productif ! C’est authentique !

Côté contrôle des émotions, je vais vous raconter une « anecdote » de 2016 : tous les dimanches, je reprenais un format d’informations développé par une journaliste, avec son accord total, de plus avec son soutien. Une personne non au courant de notre accord commence à me tacler avec une insolence et une ironie inouïes. Sanguin, je réponds et ça monte crescendo. J’ai perdu le contrôle de mes émotions. Je me suis procuré le numéro de téléphone et les adresses personnelle et de travail de la personne. Je lui ai signifié par message vocal, que je prenais le train le lendemain pour le rejoindre sur Paris et que l’on allait bien s’amuser !!! C’est parti loin ! J’avais beau dire à ce twitto qu’au lieu de m’attaquer, il lui fallait sourcer et il constaterait ainsi que j’étais de bonne foi. Il l’a fait tardivement, après m’être rentré dedans ! Il s’est excusé ensuite et le calme est revenu…

Aujourd’hui, je maîtrise mes émotions sur les réseaux sociaux, même si des fois, j’ai envie de « cabosser » de manière factuelle certain(e)s twittos du littéraire devant leurs mauvaises communications ou pratiques. Je reste tranquille et me concentre sur les vraies et belles personnes.

4 – Sourcer

  • Trouver (et citer) la source originelle d’une information ;
  • Prendre des renseignements factuels sur une personne ;
  • Veiller et pratiquer la curation d’informations pour éviter une fake news.

Sourcer c’est important. En communication, quand on véhicule une information, on entreprend une veille, et on pratique la curation. Opération qui consiste à extraire l’information qualifiée pour sa communauté. Trop de tweets sont publiés ou relayés sans sourcer, c’est dommage.

5 – Solutionner des problématiques

La base de l’attractivité sur Twitter. Partager des informations (articles, tweets relais d’informations qualifiées…) qui apportent de la valeur ajoutée à votre communauté. Les personnes seront plus enclins à suivre vos publications.

6 – Contrôler son auto-promo

« Regardez-ça, plutôt que regardez-moi ! ». Primordial ! Quoi de plus saoulant qu’une personne ne cessant de relayer son produit, peu importe le fond et la forme. La règle des 80/20 doit s’appliquer. Huit informations qualifiées sur votre thématique et sur le travail des autres et deux sur vous. C’est une pratique de bon sens.

7 –  Diversifier sa communication

  • Cherchez l’originalité pour vous différencier, créez votre propre marque. Le branding est important, dans le monde littéraire comme dans d’autres. Beaucoup alternent entre les images, le photomontage, la vidéo, le GIF, c’est génial et cela participe à votre image de marque ;
  • Pratiquez le RT commenté en apportant un angle de vue, un avis complémentaire ;
  • Structurez aussi le message de vos tweets, afin qu’ils soient « beaux » à lire ;
  • Utilisez des hashtags thématiques appropriés ;
  • Appliquez la règle des 4/72 (expliqué dans cet article ► Marketing Twitter pour auteur)

Je parlerai à rallonge de la communication, avec des dizaines de ressources, dans le gros dossier en préparation sur la promotion littéraire.

8 – Les remerciements

Impératif, même s’il est difficile de remercier tout le temps. Quand vous tweetez un de vos articles et qu’il est relayé, liké, vingt, trente fois, difficile de remercier tout le monde sous peine de transformer votre TL en remerciements. Ce n’est pas le but. Je remercie par likes ou quand une réflexion en commentaire est apportée, par le biais de l’interaction. Régulièrement, je fais un tweet général de remerciements pour les twittas et twittos qui ce sont dernièrement engagés sur mes tweets-articles.

 

 

La nature humaine sur les réseaux sociaux est fascinante ; une « saga » en plusieurs tomes serait nécessaire pour en expliquer les tenants et aboutissants. Prenez soin de vous et de vos proches.

 

Articles sources

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2 Responses

  1. Avatar

    Merci pour cet excellent article ! Les réseaux sociaux ne sont rien de moins qu’une extension de la vie réelle. Ce petit guide des comportements et bonnes pratiques est à mettre entre toutes les mains !

    1. Larry

      Bonsoir Jennie,

      Merci pour votre commentaire.
      Vous avez raison, les réseaux sociaux ne devraient être que l’extension de la vie réelle, ce n’est pas toujours le cas malheureusement. J’espère que ces quelques informations remettront en toute modestie, l’église au milieu du village ^^.
      Belle soirée et prenez soin de vous.
      Larry

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