Marketing local : 8 propositions pour promouvoir vos livres autrement

Promouvoir ses livres hors des cadres standards est un excellent exercice. Vous gagnerez en confiance et cela vous permettra d’aiguiser votre pitch. « Osez l’audace ! »

Votre temps est limité, soyez audacieux !

Hormis les salons, les librairies, il existe plusieurs façons de développer physiquement ses ventes d’ouvrages. Je ne vous apprend rien que vendre son livre dans la rue est strictement interdit, cela s’appelle la vente à la sauvette. Il est aussi fortement recommandé d’avoir un statut juridique pour entamer et trouver des commerçants partenaires ou temporaires pour vendre ses ouvrages. D’autres techniques existent : des « combines » amicales, assurez-vous tout de même d’avoir une assurance responsabilité civile, c’est mieux ^^.

 

1 – La pieuvre

Nous connaissons toutes et tous les réunions tupperwares. Le principe est le même à quelques exceptions près…

Le but est de former un groupe d’auteur(e)s éparpillé sur le territoire (7 à 10 par groupe). C’est une méthode collective avant tout. La confiance doit être totale bien sûr, puisque chacun(e) présentera aussi les ouvrages des autres en réunion. S’assurer d’avoir au moins deux à trois ouvrages papier de chaque auteur(e) du groupe. Il sera toujours possible de commander la version numérique. D’ailleurs, le broché étant logiquement plus cher que la version numérique, cela peut-être une technique de vente que de partir du prix le plus haut. Mais l’important, reste le visuel du livre papier, c’est du palpable et un excellent déclencheur psychologique pour l’achat.

Au préalable, chaque membre du groupe aura organisé un rendez-vous avec une connaissance, qui accepte de convier des personnes de son entourage (au moins 5 présences), autour d’un « café biscuité », dont le thème est la lecture bien sûr. De mélanger les genres est un bon exercice de style. L’auteur(e) qui présentera son ouvrage et ceux de ses confrères, aura au préalable installé avec la taulière du jour, une table joliment présentée avec les livres. Un argumentaire ( + résumé) doit être préalablement établi pour chaque livre. Important : assurez-vous que la connaissance qui vous reçoit chez vous, ai convié des personnes qualifiées, réellement intéressées par la lecture, pas par le « café biscuité ».

Tout le groupe aura en amont, réglé les différentes questions logistiques et financières. Pour une réunion d’une heure par exemple, si vous écoulez 5 ou 6 livres, c’est pas mal, puis vous vous êtes fait connaître, ainsi que vos collègues. N’y a-t-il pas un proverbe africain qui dit : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » ?

Légalement, il n’y aura pas de soucis, vous ne faîtes rien de mal, vous êtes chez une amie…

 

2 – Exposer dans un commerce de proximité

En fonction de votre genre littéraire, il se rapproche (logiquement) d’une thématique commercialisable et/ou d’un type de lectorat. Cela signifie qu’il peut y avoir bénéfices à exposer dans une boutique ou autres commerces de proximités en liens avec votre ou vos livres. Il y a matière aussi à connaître la catégorie sociale de votre lectorat, afin de promouvoir vos ouvrages dans les lieux adaptés.

Quelques exemples :

  • Romance érotique ► magasin de lingerie ;
  • Roman policier – thriller ► armurerie ;
  • Recueil de poésies ► fleuriste ;
  • Roman d’aventure ► agence de voyage ;
  • Roman food ► restaurant, brasserie (en expo uniquement) ;
  • Développement perso ► commerce bien-être, salon de beauté ;
  • Votre récit se déroule à Orléans ► vitrines commerçantes de la ville ;

Après on peut se placer du point de vue du personnage principal de votre ouvrage, dans quel domaine exerce-t-il ? On peut toujours trouver un lien avec une thématique commercialisable.

Je n’ai pas trouvé de contre-indications à cela, si ce n’est avoir un statut juridique. 

La seule autorisation à avoir, c’est celle du commerçant. Une fois l’accord trouvé avec lui, il convient en amont, de lui fournir une affiche deux semaines avant, qui relate l’événement à venir.

Deux possibilités s’offrent à vous et au commerçant, soit :

  • Vous laissez en dépôt-vente vos livres chez le commerçant et les gens l’achètent directement. En ce cas-là, c’est le commerçant qui encaisse. Vous revenez mettons une semaine après et vous prenez votre part. L’idéal est de négocier une commission de 15 % avec lui (il me semble que c’est 30 % pour un libraire, non ?). Dans ce cas-là, juste des cartes de visite avec quelques livres brochés. L’affiche peut-être mise en place avant pour annoncer la présence de vos ouvrages.
  • La meilleure solution reste celle-ci : vous venez exposer une journée dans le magasin, un samedi de préférence. Cela a un double-avantage pour le commerçant. Cela créé de l’émulsion, une attraction pour la clientèle, une animation pour le magasin, des ventes pour vous… Tout le monde est gagnant.

EXCELLENTE INITIATIVE : j’aime beaucoup le concept de @fissaad, qui organise des minis salons de l’auto-édition dans sa ville ou ailleurs. Le concept est collectif au sein de commerces partenaires. Bravo !

La possibilité d’exposer dans les galeries marchandes de centres commerciaux peut aussi être une solution, mais les prix pratiqués sont assez dissuasifs pour un auteur, même pour un collectif. De plus, ce sont souvent des sociétés privées qui s’occupent de ces opérations pour le compte des enseignes.

Les Gares SNCF ► très intéressant sur le papier. Les choses bougent, mais c’est encore un peu flou. Alors pas question d’exposer dans les gares des grandes villes, mais au sein de petites ou moyennes gares de province, oui.

 

 

3 – Exposer dans les comités d’entreprises

De la PME-PMI, regroupant jusqu’à 250 salariés à la grosse entreprise, plus de 250 salariés, toutes ont un comité d’entreprise. Vous avez certainement à proximité de chez vous, une société correspondant à ces critères. La plupart des comités cherchent à diversifier les produits ou activités à proposer au personnel. Vous avez donc là, une opportunité de présenter vos ouvrages. Soit par le biais d’un stand express pendant la pause déjeuner (11h30 – 14h) ou par la mise à disposition de plusieurs de vos ouvrages au comité directement, qui les écoulera auprès du personnel (en second recours).

Il ne vous sera pas forcément, même rarement demandé rétributions.

Retour d’expérience : j’ai réalisé cette expérience auprès d’une entreprise de 200 salariés concernant un autre produit, (j’ai accompagné ma femme de l’époque, afin qu’elle présente ses produits cosmétiques), le succès malgré une fourchette temps réduite, a été total. Nous sommes arrivés avec deux tréteaux, un plateau, une grande nappe brodée, une légère déco, des goodies et les produits. Donc très simple à installer et à enlever. Nous sommes ressortis lessivés physiquement, mais avec plusieurs centaines d’euros de chiffre d’affaires en 2h30 seulement. Le flux était incessant.

Présentez vos livres est similaire, voire plus facile. Il suffit de pitcher votre livre et d’enchaîner.

Si vous n’avez qu’un livre à promouvoir, vous pouvez aussi présenter des livres de confrères et consœurs, moyennant un pourcentage pour vous. Assurez-vous d’avoir un fonds de caisse minimum si vous n’avez pas de terminal de paiement. Vous pouvez aussi permettre avec un ordinateur, aux gens de se connecter et de prendre la version numérique de vos ouvrages. Mais il est important d’avoir un nombre suffisant de livres brochés pour les côtés palpable et déclencheur psychologique. Les personnes pourront aussi prendre votre livre numérique plus tard, mais au pays des retours, nous serions tous milliardaires… ^^

Démarches à effectuer : contacter un comité d’entreprise, leur soumettre votre désir d’exposer au sein de leur entreprise. Fixer une date.

 

 

4 – Distribuer des flyers (marque-pages, cartes de visite…)

Vous pouvez très bien concevoir des flyers mentionnant vos ouvrages, votre blog, votre page auteur, vos réseaux sociaux… et les distribuer dans le centre-ville d’une agglomération et tout autre lieu public, du moment que les personnes ne sont pas à bord d’un véhicule, ça va de soi. Jusqu’à présent, dans l’intention rien d’interdit mais…

LÉGISLATION

Toutefois, certaines mentions légales sont obligatoires :

  • Le nom de la personne qui a conceptualisé le flyer. Si l’auteur est l’imprimeur « imprimé par nos soins » suffira ;
  • La raison sociale et le SIREN si vous avez un statut juridique ;
  • La mention : « Ne pas jeter sur la voie publique »

IMPORTANT : vous n’avez pas le droit d’utiliser un texte noir sur fond blanc (réservé à l’État et aux services gouvernementaux) ; vous n’avez pas le droit non plus, d’utiliser l’association bleu, blanc, rouge.

S’assurer que le lieu où vous désirez distribuer vos flyers, ne soit pas interdit par un arrêté préfectoral ou municipal. Si c’est un lieu privé, bien évidemment un accord du propriétaire est obligatoire.

Passée la réglementation, vous voilà armé de vos flyers et maintenant place à l’action. Chacun procède comme il l’entend, mais je ne saurai trop vous conseiller, de les distribuer vous-même. Pourquoi ? Parce que cette notion de « chair et en os » est importante pour la qualité de distribution. Qui mieux que vous, pour vous représenter ? Vous avez la trouille ? Entraînez-vous devant votre miroir ! Vous allez prendre de l’assurance au fur et à mesure.

« D’accord mais comment s’adresser aux gens ? » 

Surtout ne vous excusez pas de déranger, cela sous-entend que vous allez le faire et vous récolterez une fin de non recevoir d’entrée. Maintenant, voici une trame pour débuter :

  • Choisissez les personnes que vous allez aborder, à la qualité du regard, à la posture (vous pouvez vous inspirer aussi de cet article ► Les neurones miroirs), cela vous amènera intuitivement vers des gens réceptifs. Allez, sortez votre enthousiasme et votre plus beau sourire naturel.
  • Le traditionnel : « Bonjour …… »
  • « En lecture, vous êtes numérique ou papier ? » Cette phrase d’accroche est très importante, puisque c’est une question inductive – question fermée dont une partie ou la réponse est dans la question – N’utilisez surtout pas la question ouverte style : « Vous aimez la lecture ? » ou « Vous aimez les romans …. ? », c’est une grande porte ouverte au refus…
  • Sauf si les personnes interpellées vous manifestent du désintérêt, cette phrase d’introduction vous permettra de vous présenter rapidement « Je suis Pauline DUPONT, jeune autrice de la région, je vous remets ce flyer pour vous présenter mes ouvrages, vous pouvez les retrouver sur internet… »
  • Selon le degré de réceptivité, vous pouvez engager conversation… Le but premier de cette démarche à aller vers les autres, c’est que vous obteniez l’acceptation que les personnes prennent votre flyer.
  • Je vous garantis que cette pratique est très efficace quand vous procédez ainsi, sans agression.

L’exemple des flyers avec le visuel de vos ouvrages et les liens de vos réseaux sociaux est intéressant. Vous pouvez aussi utiliser les marque-pages, les cartes de visite, intéressantes par le format.

Source juridique pour les flyers :

 

5 – Les Écoles de Commerce 

Entendez par école de commerce, toute classe enseignant la vente, l’action commerciale voire le marketing en dernier recours. Prévoir au minimum une classe de niveau Bac Pro ou BTS. Ayez l’audace de frapper aussi, dans les grandes écoles de commerce, s’il y en a près de chez vous.

Dans le cadre de ces formations, au cours de l’année, ces classes simulent ou mettent en cas pratique, la promotion d’un produit. L’idée est que l’un de vos ouvrages, puisse être LE cas pratique. Pour ce faire, il faut tenter sa chance. Rien ne garantit le succès, mais qui ne tente rien…

Début mai de préférence, (en tous les cas avant les examens et les grandes vacances), contactez un professeur d’action commerciale, d’un des établissements que vous aurez au préalable répertoriés, et expliquez le sujet de votre appel. Le but étant de décrocher un rendez-vous pour montrer votre livre et exposer votre cas. Si acceptation à vous recevoir, vous serez invités à présenter votre pitch avant la rentrée scolaire.

Sincèrement, soyez audacieux, vous avez tout à gagner. Concernant les grandes écoles, il est possible qu’elles prennent des commissions, en tous les cas, des contreparties seront demandées. Tout s’étudie, prenez la bonne décision.

 

 

6 – Les commerces éphémères ou marchés

Commerce éphémère ► Magasin thématique à durée courte ou moyenne (jour, semaine, mois). Il bénéficie d’un bail spécial délivré par les mairies. Permet de tester un concept et de le « déplacer » rapidement.

En 2023, le concept n’est plus rare. De nombreux évènements sont organisés temporairement dans des pas-de-porte loués pour l’occasion. Il demande toutefois d’œuvrer en collectif et n’est pas très pratiqué dans le domaine du livre.

Les marchés locaux ou géographiquement proches, sont aussi une belle source pour vous faire connaître. L’investissement n’est pas très lourd.

 

7 – Les boîtes à livres

  • Beaucoup d’autrices, d’auteurs ont déjà déposés leurs ouvrages dans des boîtes à livres, avec un mot en première page, à destinations des futurs lecteurs, indiquant le pourquoi et comment de cette démarche.
  • Les résultats visibles par le biais de publications sur les réseaux sociaux, sont mitigés, mais je trouve la forme intéressante. En fait, tout est question de message à adresser dans le blanc de la première page.
  • Certains y posent carrément une dédicace… Osé mais pas sûr du tout du résultat. Peu de chances de revoir le livre au même emplacement avec écrit : Merci.

Je vous conseille de sensibiliser, de susciter l’intérêt par l’émotion, d’être court et impactant.

Exemple ▼

« … Vous vous apprêtez à lire un ouvrage écrit par un auteur local et je vous en remercie. Plusieurs mois de travail intense pour je l’espère, un plaisir de lecture. Vous pouvez me soutenir en recommandant ou en achetant mon livre ici ► ……. Bonne lecture à vous… Quand vous replacerez mon livre dans la boîte, laissez un commentaire ^^. »

 

 

8 – Les rencontres lecture

  • Il est possible d’organiser des moments lectures au sein des EHPAD. Avec un statut juridique, vous pouvez être rémunéré pour lire vos livres aux résidents des maisons de retraites. Les résidents s’abonne à l’atelier lecture moyennant une cotisation trimestrielle, correspondant à une heure de lecture par semaine ou deux fois par mois… C’est une activité comme une autre ;
  • Via les réseaux sociaux, vous pouvez organiser des rencontres lectures dans des parcs de votre lieu de résidence, en créant un « event ». Vous pouvez ainsi, rassembler également un pool d’autrices, d’auteurs de votre zone géographique et parler de vos ouvrages respectifs. Un excellent moyen de sympathiser avec vos paires et d’orchestrer un plan de communication commun sur les réseaux sociaux, en créant un collectif géographique par exemple.

 

Important

Vous l’avez compris, ce Marketing local est aussi un élément important de votre branding. À l’heure où internet vous donne des « envies mondiales », regarder à côté de chez soi et aussi plaisant.

Vous devez vous montrer, surtout si vous n’êtes pas connu. Quels risques au final ? Vous vous aguerrissez à pitcher et vous gagnez en confiance. Ces expériences vous seront utiles pour les grands rendez-vous littéraires que sont les salons du livre ou les séances dédicaces. Osez l’audace ! ^^

 

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Larry

Issu de la vente et du management, j'ai bifurqué à 180° pour m'installer définitivement dans le marketing du livre en 2019. Je suis un inconditionnel défenseur de l'autoédition. Ma mission est très simple : vous délivrer des armes d'instructions massives pour décupler vos ventes d'ouvrages ou de prestations. Je vise toujours l'uppercut émotionnel, le reste n'est que du bruit !
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6 Commentaires
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Isa
Isa
3 années il y a

Bonjour, super idée quant à l’exposition et la vente éphémère lors d’un marché de Noël par ex… A explorer, merci bcp

Venet Gigi
3 années il y a

A méditer pour après le confinement.

Laurence VARAINE-JARNAC
3 années il y a

Cet article regorge de bonnes idées !
Merci Larry.

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